Qui êtes-vous ?

Mexico, DF, Mexico
Sophie et Valérie, actuellement en formation FLE au DAPEFLE de l'IFAL et de la UNAM à Mexico. Nous vous invitons a découvrir la Francophonie et vous proposons quelques activités à réaliser avec vos élèves en classe de FLE. Merci de nous laisser des commentaires ou de nous faire partager vos expériences sur l'usage de ce blog.

dimanche 3 octobre 2010

Le drapeau du Québec



"La fleur de lis, un des plus anciens emblèmes
La fleur de lis qui apparaît sur le drapeau du Québec est l'un des plus anciens emblèmes du monde. Trois mille ans avant notre ère, on l'utilisait déjà chez les Assyriens comme emblème ou motif décoratif. On la voit ensuite en Inde, puis en Égypte, en Grèce, à Rome et en Gaule. Certains l'ont fait dériver de l'iris, fleur jaune qui croissait sur les rives de la Lys, cours d'eau de Belgique. D'autres y reconnaissent un trident ou une pointe de flèche"

http://www.drapeau.gouv.qc.ca/drapeau/histoire/fleurdelise.html

A vous de jouer !

mercredi 22 septembre 2010

En Haïti, quelle langue parle-t-on?

Le créole

Le créole haïtien fait partie des créole français parce que sa base lexicale provient en grande partie du vocabulaire français, bien que sa grammaire soit restée globalement d'origine africaine. Aujourd’hui, on distingue le créole martiniquais, le créole guadeloupéen, le créole haïtien, le créole dominicain, le créole saint-lucien, le créole réunionnais, le créole guyanais, le créole seychellois, le créole mauricien, etc. La population créolophone à base française est estimée à environ 10 millions de locuteurs, dont sept millions en Haïti, environ un million à l'île Maurice, 600 000 à la Réunion, 380 000 à la Martinique, 425 000 à la Guadeloupe, 70 000 aux Seychelles, etc.

Lorsque deux créolophones unilingues, d'origine géographique proche (p. ex., Haïti et la Martinique ou la Guadeloupe), communiquent entre eux, il arrive que l’accent, l’intonation, un nombre plus ou moins important de termes inconnus, de même que certains éléments grammaticaux et des tournures syntaxiques, peuvent entraver la compréhension, surtout lorsque ces créolophones sont peu instruits. Néanmoins, même si l'intercompréhension entre les créoles des Antilles (par ex., la Martinique) et les créoles de l'océan Indien (par ex., La Réunion) est très limitée, pour ne pas dire nulle, ces langues présentent des traits communs si originaux et si spécifiques qu'on ne peut douter d'une origine commune: la langue coloniale des XVIIe et XVIIIe siècles. Évidemment, un créolophone à base de français voit sa marge de compréhension rétrécir considérablement s’il parle à un créolophone à base d’anglais; la compréhension risque de se limiter à des messages extrêmement simples.

En Haïti, 80 % des habitants ne parlent que le créole. Par conséquent, environ 18 % des Haïtiens parlent le créole et le français (à divers degrés). Certains habitants viennent de la République Dominicaine et parlent l'espagnol ou l'anglais. Il y a un tout petit nombre de travailleurs immigrants d'origine arabe et chinoise. Cela étant dit, le créole demeure la langue qui permet à tous les Haïtiens de se comprendre entre eux. C'est ce constat qi permettait au linguiste et grammairien haïtien Pradel Pompilus (1914-2000) d'affirmer en 1973, dans Contribution à l’étude comparée du créole et du français à partir du créole haïtien: «Le français n’est pas notre langue maternelle; la langue de notre vie affective, la langue de notre vie profonde, la langue de notre vie pratique, pour la plupart d’entre nous, c’est le créole, idiome à la fois très proche et très éloigné du français.» De fait, le créole haïtien est une langue très vivante, qui possède une orthographe fixée depuis la fin des années soixante-dix. De plus en plus d'écrivains en font un usage courant. Dans les écoles, il existe des manuels en créole et les élèves subissent des examens en créole.

Le créole parlé à Haïti n'est cependant pas uniforme. On peut distinguer trois variantes dialectales : le créole du Nord (incluant Cap-Haïtien), le créole du Centre, dont la capitale Port-au-Prince, et le créole du Sud. La variante la mieux considérée est celle de la capitale. Beaucoup d'Haïtiens parlent non seulement leur propre variété de créole, mais aussi celle de Port-au-Prince pour des raisons pratiques. Néanmoins, l'intercompréhension entre les trois grandes variétés de créole haïtien demeure relativement aisée, malgré les différences phonétiques ou lexicales.

Le créole haïtien est parlé aussi en dehors d'Haïti par les membres de la diaspora, notamment à la Martinique, à la Guadeloupe, à la Guyane française, en Floride (Miami), à New York, au Québec (Montréal), en France, etc.

Sur le plan social, le créole haïtien n'est pas très valorisé, car il est associé à une classe «inférieure». C'est le français, l'anglais ou l'espagnol qui peuvent servir de langues de prestige. Voici à cet égard un texte rédigé en 1978 par le ministre Joseph C. Bernard dont l'objectif était d'éliminer l'élitisme dont souffraient les écoles haïtiennes:

On assiste donc à une lutte contre [sic] les deux langues, lutte liée tout au long de l'histoire d'Haïti à une sorte de lutte de classe : le français, langue de la classe dominante qui fait tout pour dénigrer et maintenir dans un état d'infériorité la langue du plus grand nombre; le créole, langue unique des masses à qui on a fini par faire croire qu'ils [sic] sont inférieurs à ceux qui parlent français. Il s'est donc créé une idéologie diglossique tendant à consolider la superposition entre les deux langues en conflit. L'école a été le moyen le plus sûr pour asseoir cette idéologie.

Durant plusieurs décennies, la direction scolaire pouvait instaurer un «système de jetons» en guise de renforcement. Au cours de la récréation, un enseignant donnait un jeton aux élèves qui «s'oubliaient» en parlant créole et, après la récréation, ceux-ci étaient punis. De même, au cours du XIXe siècle et durant une partie du XXe, les petits élèves bretons de France, qui étaient surpris à «parler breton», devaient porter un bonnet d'âne en guise de punition. Dans d'autres régions de France, il y eut le sabot de bois à porter au cou, une ardoise à porter au cou («Je parle breton») ou un objet quelconque destiné à faire exclure de l'école toute autre langue que le français, quand ce n'était pas pour attirer les moqueries sur l'élève qui n'appliquait pas le règlement du type «Interdit de cracher par terre ou de parler breton». On trouvera ICI (voir le document) un petit texte (en créole et en français) du Département haïtien de l'éducation qui, pour conter enfin ce préjugé, invitait l'école à valoriser le créole.

Le français

Quant au français, il demeure une langue seconde pour la plupart des Haïtiens. Les individus les moins scolarisés ne l'apprendront à peu près jamais; les plus instruits peuvent s'exprimer dans un français convenable, parfois même excellent et proche du «français de France». Les Haïtiens bilingues peuvent parler les deux langues en même temps, c'est-à-dire en alternance, dans une même phrase. Ce phénomène est appelé «alternance de code» ou «alternance codique», ou encore "code-switching" (de l'anglais code-switching).

En général, il est rare qu'un Haïtien ne puisse connaître un minimum de français, mais pour soutenir une conversation dans cette langue il faut avoir été à l'école assez longtemps, au moins tout le primaire et une partie du secondaire. Selon certaines estimations, environ 10 % de la population haïtienne, soit plus de 830 000 personnes, peuvent s'exprimer en français. On peut s'étonner que le français soit encore parlé en Haïti, après deux cents ans d'indépendance, mais ce serait oublier que le créole haïtien est à base de français; cette langue, en raison de ses similitudes avec le créole, restera toujours plus près de celui-ci que toute autre langue. Théoriquement du moins, il apparaît plus facile pour un Haïtien d'apprendre le français que... l'anglais. C'est un phénomène bien connu à l'île Maurice (océan Indien), alors que les Mauriciens, presque tous créolophones (à base de français) veulent apprendre le français d'abord, l'anglais ensuite. En réalité, tous les Haïtiens s'identifient au créole, ensuite au français parce que c'est la langue du pouvoir (politique, administratif, éducatif et culturel). Du fait que beaucoup d'Haïtiens se sont installés en République Dominicaine et aux États-Unis, de nombreux membres de la diaspora haïtienne parlent également l'espagnol ou l'anglais.

Le français est aussi la langue maternelle de quelque 1600 Français et d'autant de Québécois vivant en Haïti, dont 90 % demeurant à Port-au-Prince.

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/haiti.htm

Actualités, Livres, Cinéma, Évènements

Références literraires, cinématographiques et autres actualités sur Haïti

mardi 14 septembre 2010

DESTINATION: HAÏTI



À l'origine, l'île d’Ayiti, c'est-à-dire «Terre des hautes montagnes», était peuplée par les Taïnos ou Arawaks, peuple semi-sédentaire pacifique. Haïti fut découverte par un certain Christophe Colomb le 5 décembre 1492.

pour en savoir + sur son Histoire

samedi 11 septembre 2010

ZOOM SUR HAÏTI


PORTRAIT D'ECRIVAIN:

Rencontre avec Mireille Nicolas


Auteure et ethnologue
Née à Saïda en Algérie, elle a fait des études de Lettres modernes à la faculté d'Aix-en-Provence puis d'ethnologie. Elle a été professeure de français à l'île de la Réunion, en France, en Guadeloupe, au Mexique, Haïti et à Raïatea.

"Haïti, la petite Haïti, pays des "grandes premières" "


- Pourquoi cette citation?

C'est le premier pays découvert par Christophe Colomb.
Haïti c'est le premier pays noir où les esclaves l'emportent sur l'armée de Napoléon 1er et devient indépendant le 1er janvier 1804.
Il y a de nombreux exemples de cette caractéristique et pour n'en prendre que deux:
le premier, au début des années 1980, sous Jean-Claude Duvalier,les Américains depuis leurs hélicoptères ont tiré sur les petits cochons noirs sous prétexte qu'ils étaient atteints de la peste porcine. De ce fait historique est né un roman.
Le second, Edmond Mulet, chef de la MINUSTAH, a déclaré " Dans l'histoire de l'humanité, on a jamais vu un désastre naturel de cette dimension" concernant le séisme du 12 janvier 2010.

- Mireille Nicolas, vous avez été professeure de français au Lycée Alexandre Dumas à Port-au-Prince de 1988 à 1992. Pouvez-vous en quelques lignes présenter votre oeuvre sur Haïti ?

J'ai toujours écrit mais Haïti a été le déclencheur de mon envie d'être publiée.
Emerveillée et séduite par la montée de la démocratie qui élit le président Aristide le 16 décembre 1990 puis indignée et révoltée par le coup d'état de 1991, j'ai voulu essayer de faire connaître cette période de l'histoire, ce fut:
Jistis, murs peints d'Haïti, éditions Alternatives, Mai 1994



D'un coup d'état à l'autre, éditions L'Harmattan, Avril 2007
J'ai voulu ce livre comme témoignage devant l'acharnement des grandes puissances contre un pays sans cesse appauvri.

Petits cochons noirs d'Haïti, L'Harmattan Junior, Avril 2008 reprend l'histoire de la peste porcine déjà évoquée.

Le prochain, en exclusivité pour vous, blogueurs, Danser avec la vie, Editions NESTOR, 2010. La vie et l'oeuvre de Frère Francklin Armand qui a transformé, avec sa communauté, une région d'Haïti et créé notamment 150 lacs artificiels.

Merci pour ce petit entretien!



mardi 31 août 2010

Quelques liens pour le Ghana

Nous espérons que vous aurez aimé ce petit appreçu du Ghana et que vous aurez envie d'en savoir plus sur ce pays, sa musique, sa culture, ses traditions.

Voici une petite sélection de sites sur la présence francophone au Ghana...

Pour commencer, voici le site de Sankofa, l'association d'amitié franco-ghanéenne qui vous donnera plein d'informations sur le pays, une liste de blogs de français installés pour un temps au Ghana ou qui y ont voyagé et une bibliographie, entre autres choses.

L'Alliance française est présente au Ghana. Le site (en anglais) donne par exemple 10 bonnes raisons d'apprendre le français

Le site de l'Ambassade de France au Ghana vous donnera plein d'informations officielles sur le pays et les activités de l'ambassade.

L'Agence Française de développement (ADF) travaille avec le Ghana et présente ses projets sur son site

Merci d'avoir voyagé avec nous. Notre prochaine destination pour le mois de septembre c'est Haïti!

lundi 30 août 2010

Présentation d'un ONG au Ghana

France Culture interview Christiane Milev pour l'émission "Sur le banc".
Cette maman franco-américaine d'une cinquantaine d'année a longtemps vécu à New York où elle effectuait un travail d'interprète à l'ONU. Depuis 5 ans, en plus de son travail, elle a créé son ONG "Village exchange international", basée au Ghana, dans la petite ville de Ho. Son but est de lutter contre la pauvreté par le développement de la microfinance.

Activité
Écoutez l'émission (29') et écrivez ou réfléchisez à 5 questions que vous pourrez proposer à vos élèves ou à vos camarades de classe.

Découvrez le site de l'organisation de Christiane Village Exchange International (en anglais)

samedi 28 août 2010

Magnifiques cercueils du Ghana

Une exposition originale avec des oeuvres... surprenantes! Si vous êtes cet été à Bescançon, visitez sa citadelle et l'exposition Fabuleux Cercueils du Ghana et d'Angleterre


L'exposition est prolongée jusqu'au 30 septembre 2010.


Sur Webnetters, vous trouverez des photos de magnifiques cercueils



Activité:
Regardez les photos sur le site et dites quelle forme de cercueil vous aimeriez?
Pourquoi celle-là?

Voici une vidéo d'un reportage de 2008 de la chaîne Arte, sur des funérailles traditionnelles au Ghana.


Activité

Questions sur le reportage
Minutage (0'00- 2'40) : Quelle forme de cercueil veut la famille? Et pourquoi?
Minutage (4'44-5'36) : Quels sont les modèles de cercueils les plus demandés?
Minutage (15'00-17'13) : Quelle forme Hello considère-t-il comme une de ses plus belles réussites?
Minutage (24'33-27'39): Combien a coûté le cercueil de Mary?